L'Economie Sociale et Solidaire : l'économie de demain

Pour la première fois en France, la loi pose une définition du périmètre de l’Économie sociale et solidaire (ESS) grâce à la loi du 31 juillet 2014 relative à l’Économie sociale et solidaire.

Couvrant quasiment tous les domaines de l’économie française, l’ESS représente 10 % du PIB et constitue, plutôt qu’un secteur d’activité, un mode d’entreprendre conciliant exigences de solidarité et performances économiques.

 

Ce modèle entrepreneurial spécifique crée plus d’emplois que l’économie classique : depuis 2000, tandis que l’emploi privé dans l’économie classique (hors ESS) progressait de 4,5 %, les entreprises de l’ESS créaient 24 % d’emplois supplémentaires.

 

En 2012, les quatre familles de l’économie sociale - coopératives, mutuelles, associations et fondations - emploient 2,3 millions de salariés et versent 60 milliards d’euros de rémunération. Elles génèrent 90 milliards d’euros de valeur ajoutée (5 % du niveau national), provenant en majorité d’activités marchandes. (Source INSEE 1èreN°1522 – Novembre 2014)

Pourquoi une loi sur l'Economie Sociale et Solidaire ? 

  • Pour définir et reconnaître les spécificités d'un mode d'entreprendre différent, générateur de richesses économiques et de réponses aux besoins sociaux et environnementaux
  • Pour créer un socle juridique à partir duquel pourront être développés de nouveaux financements spécialisés, orientés vers les entreprises de l'ESS 
  • Pour permettre le financement de l’innovation sociale et de ses acteurs

LA PLACE D'IRISCOP DANS CE MODELE

Même si le modèle économique des Coopératives d'Activité et d'emploi (CAE) dont IRISCOP fait partie a la part faible par rapport au monde associatif, mutualiste, des fondations et autres coopératives plus "classiques" (banques et filières agroalimentaires) : 2 % des  2,3 millions de salariés – les CAE sont une formidable opportunité pour le développement d'un territoire.

 

"La CAE permet à l’entrepreneur.e de créer son activité en bénéficiant d’un accompagnement, puis, embauché en CDI, et bénéficiant du statut de salarié de développer son activité en s’appuyant sur les services mutualisés et la gouvernance démocratique de la structure." Voir dossier de presse

 

Créer sa propre activité économique (l’auto-emploi) est devenu une possibilité explorée par nombre de demandeurs d’emploi et de salariés. Cette voie peut être empruntée de manière individuelle, dans le cadre du statut d’autoentrepreneur ou désormais de manière collective via la Coopérative d’activité et d’emploi (CAE).

 

La CAE permet un accompagnement durable dans un objectif démocratique de mutualisation des dépenses de structures entre des entrepreneurs ayant des champs d’activité différents.

  

Mais aussi un soutien mutuel et une synergie  entre entrepreneurs de la CAE : ne plus être seul dans la création et le fonctionnement de son entreprise.

La CAE un modèle économique en pleine expansion

IRISCOP fait partie des 92 CAE qui emploient 5000 entrepreneurs salariés : 71 % d’entre eux étaient des demandeurs d’emploi et 20 % bénéficiaient du RSA.


IRISCOP a adhéré au réseau national des CAE, COPEA qui a vu son nombre d'adhérents augmenter de 39 % en 2 ans, avec 1200 entrepreneurs-salariés qui développent 32 M€ de chiffre d'affaires (+ 16 % entre 2012 et 2014).